HELENA, 19 YEARS OLD – VOLUNTEER IN POLAND

Helena, étudiante en Culture et Buisness Internationaux à Passau en Allemagne ; originaire de Mannheim ; Son coeur est quelque part entre les deux

Helena, Student in International Cultural and Business Studies in Passau, Germany ; lived in Mannheim, Germany ; Heart somewhere in between.

Aujourd’hui nous allons rencontrer Helena qui s’est occupée d’enfants en difficultés pendant un an à Poznan, en Pologne.

Today, we will meet Helena who took care of children in need during one year in Poznan, Poland.

Pourquoi avoir décidé de réaliser un service civique    d’une année ?
Why have you decided to devote one year to do a                voluntary service?

Lorsque j’étais adolescente tout commençait à me déplaire. Il me semblait que tout ce que j’entreprenais était la décision de quelqu’un d’autre – de mes parents, de l’école, des mes amis. Je ne savais pas quoi étudier et j’étais trop jeune après avoir passé mon Baccalauréat. Disons-le comme ça : je cherchais un moyen de gagner de la confiance, de me trouver, de savoir ce que je voulais. Pendant mes années lycée, j’aidais beaucoup les enfants de ma paroisse. Je voulais utiliser cette expérience ailleurs. Le Service Volontaire est populaire en Allemagne et je savais que de nombreux programmes existaient.

As a teen I got more and more dissatisfied. It seemed to me, that everything I do is the decision of someone else except me – parents, school, friends. I didn’t know what to study and I also was quite young after graduating from High School. So to speak I was urgently searching for an opportunity to get confident, to find myself, to find out, what I want. During school I was working voluntary with children in my parish a lot. This experience I wanted to use to work somewhere else. Voluntary Services are quite popular in Germany and I knew, there are a lot of programmes I can take part in. 

Quel a été votre cheminement jusqu’à obtenir l’opportunité de rejoindre la ce projet?
Which was your pathway until getting the opportunity to join this project?

Je savais que mon projet de devenir indépendante ne pouvait être abouti qu’en étant assez loin de ma vie quotidienne antérieure. C’est pourquoi j’ai commencé à chercher des programmes afin de partir dans un autre pays. Premièrement, mon idée était d’obtenir un visa « travail et voyage » pour partir en Australie, mais j’ai rapidement réalisé que je ne voulais pas faire quelque chose d’aussi individuel. À peu près un an et demi avant mon baccalauréat, j’ai commencé à chercher plus intensément sur internet et peu de temps après j’ai trouvé le Service Civique Volontaire. J’aimais bien les conditions de ce programme, donc j’ai décidé de trouver un projet qui me correspondait. Plusieurs organisations, en Allemagne, proposent ce programme. J’ai trouvé celle avec qui je suis partie un peu au hasard : Via. e.V. À propos de la destination où je voulais aller, je souhaitais partir dans un pays un peu « exotique » : je voulais partir à la découverte d’un pays dans lequel je n’étais encore jamais allée et qui n’est typiquement touristique. Avec l’aide de l’organisme, j’ai candidaté pour la Norvège, le Danemark, la Roumanie, la Pologne, l’Estonie et la Lituanie. Assez rapidement, un projet basé en Lituanie accepta ma candidature. J’ai commencé à prendre contact avec mes futurs partenaires dans ce projet, et j’ai pris part à des exercices d’entrainement. Mais au moment où je devais quitter l’Allemagne, l’organisme m’a appelée et m’a dit que ce projet en Lituanie avait été annulé car il n’y avait pas les financements nécessaires pour le lancer. C’était vraiment une mauvaise journée pour moi. J’étais sûre de mes plans ! On était déjà en plein milieu du mois d’août, la plupart des projets du volontariat civique européen avait déjà leur équipe et il était trop tard pour que je postule pour l’Université. Pendant six mois, j’étais persuadée que j’allais partir en Lituanie et tout s’est effondré d’un coup ! Mais j’ai tout de même été chanceuse car quelques projets cherchaient encore des volontaires et l’organisation m’a contactée. En moins d’une semaine, j’ai candidaté pour un projet à Poznan, en Pologne (l’un des projets qui m’ont été proposés et que j’aimais le plus) et ils ont accepté ma candidature. Ce changement me rendait un peu perplexe, car cette opportunité arrivait très rapidement. Il me restait encore un mois avant mon départ, et je commençais doucement à être excitée par cette nouvelle aventure ! Aujourd’hui, avec un peu de recul, c’est assez marrant la manière dont je suis arrivée à Poznan : cela s’est fait par hasard, et même si cette épreuve était un peu compliquée, je suis contente d’avoir franchi cette étape et je suis fière.

I knew I can only start my “getting-independent-project” under the condition of being far from my previous life. That’s why I started searching for programmes with which I can go to another country. First my idea was to “work and travel” in Australia but soon I understood it isn’t really the individual thing I want to do. About half a year before my Abitur I intensely started searching on the internet and after some time I found the European Voluntary Service. I liked the conditions of this programme so I wanted to try finding a fitting project. Several organisations in Germany offer this programme. I chose my sending organisation Via. e.V. by hazard. In terms of the country I wanted to try something more “exotic”, means I wanted to go to a country I haven’t seen before and which isn’t a typical touristic country. With the help of my organisation I applied in Norway, Denmark, Romania, Poland, Estonia, Latvia etc. Quite fast a project in Latvia accepted my application. I started to have contact with my future project partners and took part in a preparing training. But the day came, my organisation called and told me, my project in Latvia got cancelled because they didn’t get the money to promote it. It was such a shitty day for me. I was sure my plans went down the drain. It was already August so most of the EVS projects were manned and it was too late to apply for university. Half a year I was sure to go to Latvia and everything got destroyed. I had luck. There were some projects still searching for volunteers my organisation could offer to me. Within less than a week I applied for a project in Poznan, Poland (the one out of the proposed I liked the most) and they accepted my application. First this change, which came lighting fast, was confusing for me. But I still had a month up to my departure and slowly I started looking forward for starting my adventure. Now it is fun for me to see how accidently everything started and how wonderful and worthy it became for me. I am proud I took this step.

Pouvez-vous décrire une de vos journée en tant               que volontaire ?
Could you describe one day of you voluntary life? 

Le programme EVS promet à ses volontaires un hébergement, une mobilité sur place, un salaire et de l’argent de poche (mais cela dépend du pays), une assurance, des cours de langue et deux entraînements sur place. Dans mon cas, j’étais logée dans un dortoir, les frais de transport étaient entièrement remboursés et j’ai pu assister à de très bons cours de polonais, trois fois par semaine à l’université.

Ma journée type : je me levais, tout en tentant de ne pas réveiller mes deux colocataires, je courrais ensuite rapidement jusqu’à la station de tram pour aller à l’Université. Après le cours de langue, j’achetais souvent quelque chose à manger – dans le meilleur des cas c’était un drozdzowka de ma boulangerie préférée. Ensuite je devais prendre le bus pour aller travailler. Je travaillais dans trois centres pour jeunes faisant partie de l’organisation “Ośrodek Pomocy Społecznej”. Des enfants avec des problèmes sociaux pouvaient venir nous rendre visite après l’école. Nous pouvions faire les devoirs ensemble. Bien sûr, j’ai eu besoin d’un petit temps d’adaptation pour pouvoir les aider avec leurs devoirs en polonais. Parfois, faire les devoirs pouvait être assez long, car les enfants avaient, pour certains, des problèmes d’apprentissage et pouvaient avoir un mauvais comportement. Une fois les devoirs terminés, nous jouions ensemble, à l’extérieur ou bien on parlait ou on regardait des films puis on préparait le dîner tous ensemble. En tant que volontaire je n’avais pas de tâche très précise. J’aidais ici et là, parfois je pouvais aussi préparer de petits ateliers pour les enfants et je faisais ce que les autres éducateurs faisaient. Je donnais aussi de mon temps aux enfants, des moments de sécurité et d’affection, une oreille attentive. Je leur donnais aussi quelques cours d’allemand et d’anglais, surtout aux plus vieux d’entre eux. J’étais impressionnée de voir à quel point c’était difficile, pour les personnes qui vivaient dans une petite ville, d’avoir accès à un certain niveau d’éducation et de civilisation comme dans les plus grandes villes européennes. Au début, je pensais que mon job était de représenter mon pays et d’offrir diverses activités. Bien sûr, c’était une partie. Mais après quelques mois, j’ai découvert l’importance des mots et de l’affection en passant beaucoup de temps avec ces personnes. Malgré les différences d’âge et de nationalité, de langue et de culture, je pouvais voir un échange interculturel important avec ces enfants et il est nécessaire de leur ouvrir l’esprit à toutes ces choses auxquelles ils ne sont pas souvent confrontés.

Pour clore la description d’une de mes journée type, je pourrais ajouter, qu’après être allée travailler, je rentrais à la maison pour me détendre, je pouvais organiser quelque chose avec mes colocataires (malheureusement, l’entente entre mes deux colocataires n’était pas bonne, je devais donc me contenter d’organiser mes soirées chaque fois avec une seule des deux) et je voyais parfois mes amis de mon cours de polonais !

The programme EVS promises its volunteers accommodation, mobility on site, salary and pocket money (amount is depending on the country), insurance, language lessons and two trainings during their stay abroad. In my case I lived in a dormitory, got monthly tram and bus tickets and a really good Polish course three times a week at the university. 

My typical day started with getting up, trying not to wake up my two roommates and run to the tram station to get to university. After the language lesson I bought something small to eat – in best case it was a “drozdzowka” from my favourite bakery – before getting into the bus to work. I was working in three different youth centres of the organisation “Ośrodek Pomocy Społecznej”. Children with a social problematic background could come there after school. First we were doing homework together. Of course it took me some time till I really could help them with their Polish homework. Sometimes doing homework was a long procedure because the children had some learning disabilities and were behaving badly. After finishing this we were playing in- and outside, chattering or watching films until we prepared something small to eat. As a volunteer I didn’t really have a fixed task. I helped here and there, sometimes I prepared a small workshop and just did what all the other educators did – give the children a worthy time with sufficient rules, safety, affection, a sympathetic ear and a variety of spending free time. I also gave some German and English lessons to elderly people. I was impressed to see, how hard it was for people in those smaller areas to have access to this level of education and “civilization” like it is normal in bigger European cities. At the beginning I thought it is my job to perform, represent my country and do a lot of activities. Of course this is one part. After some months I discovered the worth and the importance of words and affection and just spending time with people. Especially, if this works despite borders of age, nationality, different languages and different cultures, you can see how worthy an intercultural exchange of this kind can be and how necessary they are to get open minded.

Ok, to close the description of my typical day I can add, that after work I mostly relaxed at home, did something with my roommates (Well, as far as I could. They didn’t like each other so I always could just talk to one of them. We three never did something together), or I met my lovely friends from the Polish class.

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Quels sont les aspects positifs de ce volontariat ?
Which are the positive aspects of being a volunteer?

En tant que volontaire, on est entièrement libre. Le travail ne prend pas beaucoup de temps, alors tu peux organiser quelques voyages et découvrir la ville, le pays et voyager à travers autant de pays qu’il est possible ! De plus, il y a un réseau important de volontaires – tous ont le même état esprit ! Puisque nous vivons tous la même expérience, que nous sommes tous dans la même situation, les volontaires sont généralement étroitement liés et on peut toujours rencontrer des personnes très sympathiques. Rencontrer de nouvelles personnes est généralement le centre de la vie : peu importe où l’on se trouve, au travail, lorsqu’on profite de son temps libre, pendant ses ateliers ou quand on voyage. On a toujours la possibilité de rencontrer des personnes qui viennent des pays du monde entier ! Au départ, des rencontres peuvent être assez étranges mais aussi très intenses. Chacune de ces rencontres apporte quelque chose à la personne que nous sommes, on peut apprendre aussi bien sur les autres que sur nous-mêmes.

As a volunteer you can enjoy an incredible freedom. Your work isn’t taking too much time so you can travel a lot, experience the city, the country and as much countries you can travel to. There is a network of volunteers – all of them with the same spirit. Because they are all in the same situation, volunteers are very connected and as far as I experienced you always meet super nice people. Meeting people in general is the alpha and omega. It doesn’t matter where – at work, in your free time, at the trainings, while travelling – you always get in contact with different people from different countries. Meetings can be strange but also very intensive. Without knowing it directly, all of those meetings let you learn something about others and especially about you. 

Parfois, je me sentais un peu perdue. Cette diversité de sentiments peut vite vous submerger. Je pense aussi que devenir volontaire dans un pays étranger conduit automatiquement à avoir le mal du pays : notre famille et nos amis nous manquent. Il est possible de se perdre dans cette émotion si on ne fait pas attention.

Les volontaires peuvent être amenés à travailler dans des projets qui ne nécessitent pas de volontaires. J’ai entendu, de la part d’autres volontaires, qu’ils étaient un peu « superflu » dans leur projet. Avant de poster sa candidature, il est important de lire les descriptions des projets, mais on ne sait jamais vraiment à quoi va ressembler l’aventure dans laquelle on se lance : c’est un risque à prendre !

Sometimes I felt a bit lost. This diversity of impressions can sometimes overwhelm you. So much you could do but only 24 hours per day. 

I also think being a volunteer in a foreign country automatically leads to this point where you miss home and family and friends. If you are not careful in those situations it could be, you don’t get out of this mood.

As a volunteer it is possible, that you work together with people, who weren’t asking for you. I heard from volunteers who were superfluous in their project. You can read descriptions before applying for projects but you never know how the situation there really looks like – it’s a risk.

Auriez-vous quelques conseils ou recommandations pour quelqu’un qui serait intéressé par un volontariat ?
Any advices / recommendations to someone interested in?

De tenter cette expérience ! Dans tout les cas, on apprendra quelque chose du service civique. Tout ne sera pas rose, ou comme on l’espérait. On peut planifier beaucoup mais pas tout. Mais passer à travers ces épreuves est important. Soyez préparé à faire des choses, que vous ne faites pas en temps normal : mais vous pourrez alors tirer le meilleur de vous-même !

Try it! In every case you can learn from a voluntary service. Not everything will be fine and as you expected it. You can plan a lot but not everything. To go through it is important. Be prepared to do things which you normally never would do – they can bring you the most success.


In one word 

Etre volontaire c’est: un tremplin / Being a volunteer is : a springboard

C’est indispensable pour être un volontaire: le courage / It is indispensable to be a volunteer : courage

C’est impossible pour un volontaire: l’ennui / It is impossible when you are a volunteer : boredom

Une qualité acquise grâce au volontariat: un mot n’est pas suffisant pour le décrire / A quality you get thanks to this voluntary service : one word is not enough to describe 

Une défaut impossible à effacer: l’inquiétude / A fault you can’t erase : worrying

Un souvenir pour la vie: l’esprit / A memory for life : spirit

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